ÉTUDE DU MARCHÉ ET FICHE TECHNIQUE DE PRODUCTION DE L’ANANAS AU CAMEROUN

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l'ananas du Cameroun

Temps de lecture: 9 minutes

1. Étude du marché de la culture d’ananas au Cameroun

 

Présentation du marché

Le fruit d’ananas est un produit très demandé du fait de son utilité dans l’alimentation et la santé principalement. La taille du marché mondial de l’ananas est estimée à 28,79 Milliards de dollar américain en 2024.[1]

Le Cameroun occupe la 36e place mondiale dans le Classement des producteurs avec une part  de 0.1%, soit un marché avec une taille de 28, 79 Millions de dollar américain. Les principaux clients du Cameroun sont la France (59,0%), la Belgique (32.0%) et l’ Italie (4,7%)[2].  Le reste de la production est vendu au Cameroun principalement dans les villes de Douala, Yaoundé et aux pays frontaliers au Cameroun.

Caractéristiques de production

Les principales zones de production d’ananas sont les régions du Littoral et du Centre qui sont des milieux avec un climat tropical humide et des sols bien drainés, humifères et exposés au chaud. Les  variétés produites sont Cayenne lisse (forte demande mondiale), Sweet, Pain Sucre et Queen. Il est produit tout au long de l’année, avec de productions énormes entre le mois de Novembre Avril. [3]

Les récoltes d'ananas; Photo source Pexels
Les récoltes d’ananas; Photo source Pexels

Le coût moyen de production d’un hectare d’ananas est de 6 000 000 FCFA et le rendement moyen est de 31 tonnes par hectare. Le prix de la tonne varie entre 400 000 et  600 000 FCFA selon la période, la variété cultivée et les conditions de production. La vente se fait également en détail, soit 100 à 400 FCFA par fruit. La récolte a lieu entre le  12e mois et le 18e mois après la plantation de rejets et rapporte environ 6 000 000 FCFA de bénéfice par hectare.

Impacts de la culture d’ananas

Tout producteur aimerait s’intégrer durablement dans un secteur aussi rentable que celui de l’ananas. Pour y arriver il faudrait voir comment ce secteur pourrait impacter la vie sociale des riverains, l’environnement et l’économie du milieu dans laquelle est pratiquée celle-ci est pratiquée. La culture d’ananas impacte  positivement l’économie et le social mais détruit l’environnement en général.

  • Impacts sociaux : la culture d’ananas contribue à la sécurité alimentaire, elle permet d’occuper les jeunes dans les milieux ruraux et participe également à l’intégration nationale et la cohésion des peuples.
  • Impacts économiques : la production et la commercialisation de l’ananas crée des emplois, fournit des finances pour le développement des autres secteurs d’activités (industries) et contribue par conséquent au développement du produit brut intérieur (PBI)
  • Impacts environnementaux : la culture intensive de l’ananas favorise la déforestation, la lixiviation de l’azote dans les eaux entraînant la pollution, l’appauvrissement des sols [4].

Également disponible : La filière de L’or vert : une aubaine pour l’Afrique ?

 

2.Fiche technique de production de l’ananas

 

Choix et préparation du site

  Le sol doit être bien drainé, légèrement acide, exposé au soleil, humide et  exposé  au  soleil (au moins 15°C) accessible à L’eau pour l’irrigation durant les périodes sèches[3].

L’ananas lors de sa croissance et son développement exige un sol avec une texture fine où les racines pourront s’implanter facilement et riche en éléments nutritifs (NPK). Pour répondre à ces besoins, la préparation du sol doit être réalisée de la manière suivante :

  • Labour du sol entre 40- 60 cm de profondeur
  • Epandage du fumur (fientes de poule, lisier de porc, bourse de vache…)
  • Billonage : la crête des billons doit être séparés entre 20cm et

Choix et préparation du matériel végétatif

  La plantation de l’ananas se fait uniquement par les rejets. Ces rejets s’obtiennent de la même manière que les boutures de manioc, c’est-à-dire on les enlève sur les plants d’ananas adultes généralement après une récolte précédente. Ces rejets selon leur position sur la plante peuvent être appelés couronne ( si elle se trouve au dessus du fruit), bubille (juste à la base du fruit), aérien (à l’aisselle de feuilles développés) et cayeu (racines enfouies au sol). La sélection doit être  homogène (tailles similaires) pour que la production soit toujours au même stade de développement. Les variétés principales cultivées au Cameroun sont : Cayenne lisse (pas épineux moins juteux et sucré et a un pouvoir de floraison élevé) et Queen (épineux , plus sucré et parfumé).[3]

  La préparation se fait en menant les opérations  suivantes :

  • Le parage : il consiste à enlever des vieilles racines et des feuilles vieilles à la base des rejets, ceci permet le développement d’un nouveau système racinaire[5].
  • Mise en bottes : cela consiste à attacher plusieurs rejets de même calibre pour permettre la désinfection rapide de ceux-ci[5].
  • Désinfection : elle se fait grâce à une solution de fongicide et d’insecticide afin d’éliminer les potentiels organismes nuisibles au développement de la plante. On doit les laisser sécher au moins pour 3 jours avant la plantation.[5]

Plantation et entretien

   La plantation se fait selon plusieurs alignements. Le plus important est de respecter les densités. Celles couramment pratiquées vont de 55 000 à 77 000 plants/ha[5], les espacements entre le lignes sont de 90cm et 20 cm sur les lignes à 50 cm entre les lignes et 30 cm sur les lignes.

Plantation des ananas: image source pexels
Plantation des ananas: image source pexels

En ce qui concerne l’entretien , l’ananas doit être désherbé régulièrement avec les mains ou à l’aide des insecticides, étant donné qu’il est sensible aux mauvais herbes (adventices). Au cours de leurs développements on apportera aux plantes d’ananas les fertilisants NPK avec des  taux élevé de Potassium (3%), moyen d’azote(1.7%) et faible de Phosphore (0.1%) . Cet apport se fera une fois chaque mois. Il faut également contrôler de temps en temps les plantes pour remédier aux attaques (fourmis, adventices…) le plus tôt possible en appliquant  le pesticide correspondant.

 L’induction florale est nécessaire pour provoquer la floraison des plants, elle se fait en pulvérisant  une bouillie d’ethrel ( 6 à 10 ml d’ethrel pour 10litres d’eau). Il faut 10L  pour arroser 200 plants.[5]

Récolte

Les fruits se récoltent soit au stade de la maturité ( jaunissement du quart inférieur du fruit ) , soi après que la couronne soit bien formé, ceci selon les exigences des clients. Lors de la récolte il faut éviter de blesser les fruits, il faut les disposer bien couchée dans les cageots. Pour rendre le transport moins difficile, il peut arriver qu’on coupe les couronnes.


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Sources

 

[1] https://www.mordorintelligence.com/fr/industry-reports/global-pineapple-market

[2] Investir au Cameroun https://www.investiraucameroun.com/agriculture/2711-20029-ananas-les-parts-du-cameroun-sur-le-marche-mondial-reculent-de-0-7-a-0-1-en-10-ans.

[3] La voix du paysan https://www.lavoixdupaysan.net/cameroun-ananasune-production-echelonnee-toute-lannee/

[4] https://www.ngenesis.com/les-filieres-biochar-en-plein-essor-exemple-des-plantations-dananas-du-costa-rica-idrissaouriri#:~:text=Seulement%2C%20la%20culture%20intensive%20de,%C3%A9galement%20la%20gestion%20des%20d%C3%A9chets.

[5]https://www.google.com/urlsa=t&source=web&rct=j&opi=89978449&url=https://www.arbofruits.nc/images/pdf/documents_techniques/ananas0608_comp.pdf&ved=2ahUKEwjM8tiXsouHAxXs7gIHHVZ1DvYQFnoECCAQAQ&usg=AOvVaw0OL-cz4HiQkHIRLBUj163X

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