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La taille du marché des piments secs est estimée à 1,61 milliard USD en 2024. Il devrait atteindre 2,16 milliards USD d‘ici 2029, avec une croissance de 6,11 % au cours de la période de prévision (2024-2029). L’ Asie-Pacifique domine le marché, l’Inde étant le plus grand producteur, consommateur et exportateur mondial de piments secs. Les principaux importateurs du piment sont la Chine, les États-Unis, la Thaïlande, le Sri Lanka et l’Indonésie. L’ Europe est l‘un des plus grands importateurs de piments secs au monde, car la production de la région n‘est pas autosuffisante. Et donc fortement dépendante des pays asiatiques pour ses importations. Un des facteurs de croissance est la forte demande pour les plats orientaux exotiques et épicés [1].

Le marché du piment au Cameroun
Sur le marché on retrouve le généralement comme dérivés de ce secteur du piment séché. Mais aussi du piment en poudre et la pâte de piment. En outre de l’huile de piment et du piment frais surgelé.
A l‘instar du piment “Ma’a Ja” est un pure régal, concentré de piment fait avec l’huile de soja Bio et du concentré de piment en poudre. «C’est avec une grande dévotion que nous souhaitons hisser le made in Cameroun 100% Bio avec ce piment, très apprécié. La meilleure marque de piment en Afrique », détaille Mr Kouadjip responsable commercial du piment Ma‘a ja.
Quelques avantages et inconvénients du business du piment Cameroun
Le Cameroun est réputé pour sa diversité climatique, géographique et écologique. Le piment pourrait donc pousser dans toutes les régions du Cameroun.
La consommation annuelle minimale d’un camerounais est de 2 000g de piment l’an. Le marché local reste informel et embryonnaire. Et il est acheté par toutes les couches sociales, les ménages, les restaurants, les hôtels, les professionnels, et les revendeurs. Il y’a une disponibilité des sources d’approvisionnement en matières premières et équipements, en ressources humaines. L’analyse de l’environnement est très favorable à des projets de culture et de commercialisation de piments.
En effet, il existe l’appui des mécènes internationaux comme le fonds international de développement agricole (FIDA). AAFEX (Association Afrique Agro Export) et CAPEX (Centre d’appui aux formalités à l’exportation) qui apportent un soutien concret à l’agriculture en général par un appui financier. De l’appui local au Cameroun à travers le PIAASI (Programme d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel), le PAJER-U (Programme d’Appui à la Jeunesse Urbaine et Rurale ). Mais aussi le FNE (Fond National de l’Emploi), le PDEA (Projet de Diversification des Exportations Agricoles du Cameroun) [3].

Quelques réalités sur le terrain
Ce secteur d’activité fait face à des difficultés à l’instar des problèmes d’acquisition des fertilisants et pesticides. A cause du coût élevé et la contrefaçon de ces engrais achetés qui ne garantit pas la qualité des plants cultivés. L’occupation des terrains par des cultures concurrentes. Le manque de débouchés et l’absence de prospection des fournisseurs et vendeurs. Le mauvais état des routes voire l’enclavement des zones à haut potentiel. La faiblesse des capitaux ne permettant pas d’investir dans l’agriculture et l’insuffisance d’une action gouvernementale pour aider à l’exportation [3].
Le projet de se lancer dans la production du piment est louable, mais peut être limité par le fait que les personnes ne s’intéressent qu’à faire de l’argent sans réellement vivre l’agriculture. En effet le piment est une culture très délicate qui exige pour sa réussite une présence et des soins réguliers. Le piment n’aime pas avoir les pieds dans l’eau et il est aussi très sensible à la sécheresse. Les rendements les plus importants s’obtiennent à la troisième, quatrième et cinquième récolte.
Le projet de culture et de commercialisation du piment frais et sec est hautement rentable. Avec un investissement de cinq millions huit cent cinq mille (5 805 000) francs cfa, et une superficie de 10 hectares on peut produire environ 1110 sacs de 40 Kg soit 4,4 tonnes de piment [3].
Cet entrepreneur visionnaire devient multimillionnaire en $ grâce à la culture du piment : voici sa stratégie

Un jeune entrepreneur africain a réussi à atteindre des sommets financiers grâce à une initiative innovante : la culture du piment. En se concentrant sur la production de cette épice hautement demandée, il a su saisir une opportunité lucrative sur le marché mondial. Son succès repose sur des facteurs clés tels que son choix de marché, des conditions climatiques favorables et une variété de piment unique [2].
Intelligemment, l’entrepreneur s’est tourné vers un marché en croissance : la Chine, traditionnellement approvisionnée en piment depuis l’Inde. Des Chinois se sont tournés vers ce jeune africain pour ses besoins et chaque année, il exporte entre 10 000 et 50 000 tonnes de piment vers la Chine, générant des revenus pouvant atteindre jusqu’à 100 millions de dollars.
Le secret de son succès
Originaire du Rwanda, son pays joue un rôle clé dans ce succès avec son climat favorable qui lui permet de cultiver du piment toute l’année, assurant un approvisionnement constant, le bénéfice d’une main d’œuvre abondante et peu coûteuse qui renforce sa compétitivité sur le marché international.
En plus la variété de piment qu’il produit est un élément essentiel de sa réussite car elle est très recherchée sur le marché pour ses caractéristiques uniques en termes de saveur et de niveau de chaleur et c’est cela qui lui a permis de se démarquer et de construire une clientèle fidèle en Chine.

Diego TWAHIRWA, trentenaire et DG de Gashora farms réalise au départ la pâte de piment expédié en millions de bidons à Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne puis après un contrat pour l’exportation de piment sec, de variété teja (un des piments indiens les plus populaires, très colorant, goût relevé, epicé et piquant).
Il a fait des études de marché lui montrant que c’était très demandée en Asie, pas seulement en chine , au Pakistan et même en Europe. Sauf que comme il le dit , il ne peut se cultiver nulle part en Afrique ainsi pouvant le cultiver toute l’année, c’est ce qui a convaincu l’exportateur chinois, avec la Chine qui s’approvisionne beaucoup plus en Inde.
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Sources:
[1] Mordor intelligence ( https://www.mordorintelligence.com/fr/industry-reports/dry-chilies-market)
[2] Yop l-frii.com (https://yop.l-frii.com/il-devient-multimillionnaire-grace-a-la-culture-du-piment-voici-sa-strategie-video/)
[3]. Investissement pimenté : le Business du piment au Cameroun, par GEYETE, 30 NOVEMBRE 2016 (https://gabrieleyeteblog.wordpress.com/2016/11/30/investissement-pimente-le-business-du-piment-au-cameroun/).

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